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La Faune

Vivre la biodiversité-France

La Faune

Ecrit par Karine Bontemps dans Saint-Julien-d'Ance le 16 mai 2020

La découverte de la faune se traduit par l'observation

  • Les truites fario
  • Des papillons : la melitee du plantain, le myrtil,  le demi-deuil, la piéride, l'azuré,...
  •  

  • Les abeilles sauvages
  • Les coccinelles
  • Les Odonates > Libellules et Demoiselles
  • Les escargots
  • Les Amphibiens
  • Les araignées
  • Quelques vipères…

Et bien sûr la Moule perlière

ou Mulette - Margaritifera margaritifera

La Mulette a besoin d’une eau rapide très fraîche, transparente avec un maximum d’oxygène. Plus le ruisseau est froid et pauvre en nourriture plus les moules deviennent très vieilles (95 ans).

Les moules perlières française vivent environ 65 ans. Dans l’extrême nord de l’Europe : Finlande, Russie elles vivent entre 170 et 190 ans.

La moule grandit très lentement. À 95 ans, elle mesure 12 cm. On compte les stries pour connaître l’âge. La Mulette n’aime pas les crues. Elle a peur d’être arrachée au fond du ruisseau. La moule perlière se dresse comme un menhir au fond du ruisseau ou de la rivière. Elle filtre 40 à 50 litres par jour c’est une vraie station d’épuration.

Elle se nourrit de minuscules particules, d’algues microscopiques, de graines de pollen, de toutes sorte de plancton charriés par la rivière. Elle est végétarienne jusqu’à la fin de ses jours. L’eau entre par la fente qui sépare ses deux coquilles et ses branchies lui permettent de récupérer l’oxygène.

En France, à partir de 1992, la Moule Perlière est enfin protégée.

Sa reproduction : pour protéger ses œufs, au moment de la ponte, elle les stocke dans ses branchies qui forme des poches et attend un moment calme de la rivière. Les œufs doivent être fécondée par les spermatozoïdes des papas Mulette. En juin juillet, tous les mâles rejettent les spermatozoïdes (des milliards) dans la rivière.

Chez les Mulette perlières : impossible de reconnaître le sexe. Fécondation faite : trois à quatre millions de glochidies (embryon transformé en larve) sont logés dans les branches de la Mulette, puis un beau matin elle se débarrasse de ses petits. Certains glochidie peuvent avoir la chance de pouvoir s’accrocher dans les branchies d’une truite Fario ou d’un saumon qui sera son taxi pendant un temps.

Si la truite Fario rencontre un nuage de glochidie, elle peut se retrouver avec 400 ou 500 passagers clandestins agrafés dans ses branchies. Le glochidie se métamorphose au fil des semaines et se change en minuscule bébé moules.

Avec son pied elle s’échappe des branchies de la truite et se fixe en s’enfonçant dans le sol, dans l’eau pure, bien oxygénée pour respirer. À sept ans elle mesure 5 cm.

Pour en savoir plus :
https://www.altereco-env.com/cariboost_files/Presentation_PNA_Auvergne_091117.pdf
natura2000.mnhn.fr/uploads/doc/PRODCOMMENTAIRE/1306_etat_art_moule_V4.pdf

Les écrevisses invasives

Elles ont envahi les cours d'eau et sont menaçantes pour la préservation des moules perlières

Pour en savoir plus, voir le diagnostic

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