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La métaphore du "moi dans l'arbre"

Transition des consciences • Transition des territoires

La métaphore du "moi dans l'arbre"

Ecrit par Macquetos dans Cecsy le 13 déc 2019

Voyage en canopée en Guyane française - Initiation à la Randonnée arboricole en forêt tropicale.


Brique N°1 - VOIR la beauté du monde vivant et entrer en empathie
Gagner en clarté - 
pour passer des « passions tristes » au « désir d’agir »

LA BIODIVERSITÉ : qu’est ce que c’est, à quoi ça sert et pourquoi s’en préoccuper?
Faire émerger une connaissance du vivant par le biais d’activités ludiques, « d’inventaires citoyens de la biodiversité » ou de « parcours web interactifs » sur un territoire, restaurant un sentiment d’unité dans toutes les diversités.

Module animé par : Philippe Macquet (Solvere - Aye-Aye environnement)

Activité « RANDONNEE ARBORICOLE »

Cette activité ludique et sensorielle est l’élément clé de toute la démarche de « pédagogie expérientielle » de Solvere et de son partenaire technique, Aye-Aye environnement. C’est un levier puissant de création de valeurs.

La forêt, que nous pensons si bien connaître, s’explore et se vit en immersion. La métaphore du « Moi dans l’arbre » est un moyen de prendre conscience – par l’expérience – de notre interdépendance vis-à-vis de tous les êtres vivants… Lorsque nous savons dépasser nos appréhensions, nous explorons notre nature intérieure et nous nous situons bien mieux dans la diversité, qu’elle soit biologique ou culturelle. C’est ce qui aide à se forger, par la pratique, une autre représentation du monde qui nous entoure.

Objectifs

  • Mener à une expérience individuelle et collective de la notion d’empreinte écologique, à partir de la métaphore du « Moi dans l’arbre » ;

  • Replacer de façon totalement intuitive l’homme dans l’écosystème – et non plus à l’extérieur de la nature – à partir du déclenchement de « stimulus émotionnellement compétents » provoqués par l’expérience ascensionnelle et les pratiques pédagogiques de nos animateurs

Les axes de l’animation

Partant d’une approche ludique et sensorielle de l’arbre, la «Randonnée arboricole» consiste à « se relier à soi, aux autres et au monde », et par là même :

  • au-delà du loisir sportif ou d’un simple dépassement de ses limites physique, mener les participants à approcher l’arbre comme un être vivant ;
  • par cette découverte de la « forêt vue d’en haut » , comprendre la notion de biotope, biocénose et être mieux à même de s’ouvrir à une compréhension écosystémique de la diversité du vivant ;
  • en prenant conscience de ses propres mécanismes adaptatifs, chacun peut alors s’inscrire comme une composante à part entière de cet équilibre dynamique et se représenter le concept de biodiversité de façon holistique ;
  • les échanges informels produits entre participants ou avec les animateurs, permettent d’appuyer et de renforcer les liens qui existent entre nature (diversité biologique) et culture (diversité culturelle).
  • ceci ouvre à la compréhension de ce qui fait notre humanité et contribue à nous rendre véritablement acteur des enjeux systémiques auxquels la biosphère est confrontée.

Publics concernés :

  • Animation tout public : adolescents, parents, séminaires d'entreprises.

Déroulé synthétique de la formation :

La sensation anatopique(*) nous guette. En effet, la forêt, ou l’arbre, que nous côtoyons chaque jour et que nous pensons si bien connaître, se découvre sous un nouvel angle et se vit en pleine immersion.

Même si vous avez déjà pratiqué l’escalade ou que vous êtes un adepte des parcours « aventure », il y a fort à parier que cette expérience sera tout à fait nouvelle pour vous. Mais cette affirmation ne pourra être vérifiée que si vous êtes prêt à expérimenter par vous-même une Randonnée arboricole. En petits groupes, pour que notre équipe d’animateurs puisse assurer un encadrement quasiindividualisé, trois étapes vont se succéder au cours de cette initiation :

  • après avoir été équipé d’un baudrier et de tout le matériel largement éprouvé en spéléologie, c’est l’instant fatidique du « brief technique ». L’apport théorique doit rapidement mener à vivre par soimême la manoeuvre d’installation du matériel sur la corde pour commencer la montée ;
  • la phase ascensionnelle est la première étape délicate, au plan émotionnel. Il s’agit de se retrouver seul sur une corde, face à soi-même, pour tester son aptitude à faire l’expérience du vertige. Certains vont s’en sortir allégrement et grimper les 10 ou 20 mètres de hauteur, pour se hisser sur la première branche, tandis que d’autres, moins sûrs d’eux, devront être accompagnés par un animateur pour parvenir à dépasser leurs appréhensions du vide et leur peur de l’inconnu.
  • la troisième phase est dite « adaptative » car elle consiste à apprendre à retrouver ses aises dans un milieu totalement inhabituel pour notre cerveau. Là encore les temps pour retrouver son équilibre varient en fonction des individus, mais une chose est sûre, l’installation en hamac dans le houppier est le meilleur moment à partager pour parler biodiversité. Hélas, le temps passe et la « Conférence au sommet » s’achève déjà… Mais c’est toujours dit en conclusion, l’expérience sera renouvelée prochainement pour retrouver ces sensations extraordinaires d’apesanteur et d’homéostasie.

(*) Anatopisme > Sensation de dépaysement total d'un individu transporté hors de son environnement habituel.


 

Démarche non mercantile de valorisation de la biodiversité à travers la diffusion des connaissances, la diversité des points de vue et l'usage coopératif du multimédia.