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Les chauves-souris du territoire

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18 espèces de chiroptères identifiées sur le territoire Rance-Côte d’Emeraude : un patrimoine riche et diversifié d’intérêt régional

L’attention portée par les naturalistes aux chauves-souris est une démarche relativement récente. Les prospections systématiques des sites favorables aux espèces et surtout la disponibilité récente des matériels de détection ultrasonore expliquent la relative « jeunesse » des connaissances actuelles quant à ce pan du patrimoine naturel. L’engagement des collectivités territoriales - Conseils régional de Bretagne et Conseils généraux -  à travers différents « Contrats Nature » est aussi un élément important dynamisant le développement des connaissances relatives à ces animaux.

Alors que les « chireptologues » bretons viennent d’identifier une 22ème  espèce au niveau régional, le territoire de projet comporte 18 espèces de chauves-souris (30 espèces en France métropolitaine). Il s’agit d’un des territoires les plus riches et diversifiés de Bretagne. Quasiment dépourvu de cavités naturelles, mais doté de galeries et blockhaus, tours féodales, caves, ouvrages d’art ou carrières souterraines, le territoire de projet comporte de nombreux sites d’hibernation : plus de 30 sont connus à ce jour. Les sites de mise bas (nurseries) sont au nombre de 15 pour les espèces d’intérêt communautaire. Il est à noter que parmi ces nurseries se trouvent deux des cinq plus importantes colonies de Bretagne (près de 1000 femelles). L’ensemble de ces sites fait l’objet de suivis réguliers par les naturalistes locaux qui réalisent des comptages annuels, apportent leurs conseils auprès des propriétaires de sites, etc. Si toutes les espèces de chauves-souris sont protégées au niveau national, la protection réglementaire des sites utilisés par les animaux est un enjeu majeur. A ce jour, deux arrêtés préfectoraux de protection de biotope et quelques conventions avec les associations naturalistes - Bretagne Vivante et le Groupe mammologique breton (GMB) - protègent ces sites très majoritairement situés dans des propriétés privées.

De la sensibilisation du public, de la mise en protection des sites sensibles, de la poursuite et du développement des investigations de terrain ainsi que des suivis des populations connues dépendent la bonne conservation de ce capital naturaliste exceptionnel. Ces actions seront des enjeux importants du futur PNR en étroites relations avec les acteurs (collectivités, associations, naturalistes,  propriétaires privés, scientifiques, services de l’Etat) et en appui des procédures actuelles (Natura 2000, APPB etc). 

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