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Effondrement - Et moi dans tout ça ?

Effondrement - Et moi dans tout ça ?

Ecrit par Macquetos dans Bio-Scène le 11 nov 2018

Regard un peu décalé

"Ceux qui sont assez fous pour penser qu'ils peuvent interagir sur le monde… Sont ceux qui se donnent les chances d'y parvenir !

La phrase parait motivante, et elle l'est effectivement… Mais il faut aussi savoir se méfier des idéaux, dès lors qu'ils ne savent pas à chaque instant se reconnecter avec la réalité… Nous sommes à un moment charnière, et donc : "à force de vivre dans l'illusion, il sera normal, un jour, de se prendre le mur de la désillusion".


Du coup, pour tenter d'expliquer ce moment charnière, je vais utiliser un chemin de traverse et contourner la notion d'effondrement en tant que telle… C'est une forme "d'écologie buisonnière" ÷)

  • Je ne vais donc pas me fixer sur le changement climatique…
  • Je ne vais pas plus être obnubilé par la perte de la biodiversité qui présage la 6ème grande extinction du vivant…
  • Ou bien m'indigner sur ce qui semble être la plus grande arnaque du siècle : ce que le développement durable est devenu aujourd'hui et son malheureux dévoiement…
  • Et encore moins chercher QUAND notre monde va se transformer, puisqu'il a déjà commencé à le faire. Et en réalité, la transformation est permanente depuis sa création. il reste juste désormais à trouver une réponse adaptative à ces changements, à savoir anticiper correctement la chose pour s'y préparer.

Car, à l'heure de la médiatisation qui a commencé à s'opérer (enfin ! pourrait-on dire…), qui peut nier aujourd'hui que les choses vont de mal en pis ? Et les pièges dans lequels – selon-moi – il faudrait ne pas tomber, sont :

  • de céder à la panique générale face à la représentation collective que l'on peut se faire du simple mot "Effondrement" ;
  • de sombrer dans le repli sur soi qui se profile et risque de se répandre justement comme une trainée de poudre ;
  • ou de continuer à se noyer dans les débats stériles avant même que la montée des eaux océaniques, prévues par les changements climatiques, n'aient lieu.

La seule option humainement raisonnable c'est donc : > Que faire du temps qui nous est encore imparti ?
C'est selon moi LA question fondamentale car c'est celle-là qui nous permettra de réfléchir au "COMMENT s'y préparer" - Peu importe le temps qu'il reste… On n'a plus même le temps de se poser cette question de l'échéance. Par contre, ce moment sera porteur de sens collectif et c'est ce sens qui doit mettre d'avantage de monde en mouvement.

La communication pédagogique de l'effondrement est exponentielle

En coopération, si l'on accepte que 1 + 1 = 3, naturellement il en découle 3 + 3 = 9 et pas 6 ! Tout le monde a des amis à qui en parler, en parler c'est déjà l'accepter, le partager c'est avant tout transmettre pour que le mur qui se rapproche à vive allure fasse le moins de dégâts possibles. Le geste individuel du colibri paraît être un petit pas pour l’humanité mais individuellement représente un énorme pas en avant et un espoir.

Chaque feu nait d’une petite étincelle !

Comprendre où l'on en est arrivé

L'actualité montre chaque jour la puissance des intérêts particuliers face aux biens communs à toute l'humanité. Quelques-uns ont en effet tellement bien "réussi" dans l'environnement compétitif actuel à faire penser qu'il n'existe pas d'alternatives, que rien ne paraît pouvoir changer. Alors que c'est démontré faux, nombreux sont ceux qui se sentent réduits individuellement et collectivement à l'impuissance (…sauf à la marge, grâce à tous les courageux et indispensables individus, groupes, collectifs qui se chargent depuis tellement longtemps de construire des parades et qui, héros méritants et trop méconnus, ont permis de résister hier, de vivre heureux aujourd'hui et de possiblement espérer voir préserver demain un modèle moins noir, bouclier pour passer mieux cette transition).

Car toutes les problématiques évoquées paraissent-elles fondamentalesOui. UrgentesAssurément.

Mais surtout - ce sont des conséquences et non des causes… Elles se révèlent, de plus, insolubles à nos modestes niveaux individuels de ridicules grains de sable dans le vaste mouvement civilisationnel et planétaire. En 1992, au Sommet de la Terre à Rio, toutes ces questions étaient sur la table et nous en avons été dépossédés en moins de 10 ans.

Le développement durable est ainsi passé d'une "coopération nord-sud" en 1992, au brevetage sur le vivant à Johannesbourg en 2002, puis directement à la croissance verte en 2012. Quel talent que cette prédation à la barbe de tous !

Ce qui est en cause et urgent de changer MAINTENANT et TOUT DE SUITE, ce n'est donc plus le monde, c'est NOUS. Le niveau d'échelle a au moins le mérite de nous être accessible… sauf le déni, toujours ce foutu déni. Il nous faut d'abord aborder cette transition écologique à notre niveau, car le temps qu'elle vienne d'en haut, il sera trop tard ! Sauf à perdre notre démocratie.


"La peur engendre l'hésitation et l'hésitation engendre tout ce qui fait peur"

J'ai intitulé notre groupe nouvellement créé sur facebook "Effondrement - Stop ou encore (*)" car la gageure à relever est double :

  • savoir se positionner virtuellement face à un choix "démocratique", bien que fictif (=> métaphore pédagogique);
  • en expérimentant ce choix et en se mettant en interaction avec d'autres membres du groupe, passer d'un constat TRAGIQUE à l'éveil ACTIF, par un cheminement progressif :
    Voir (la réalité) - Comprendre (s'approprier l'enjeu) - Agir (pour se préparer). Non plus attendre le changement, mais le faire advenir réellement : faire notre (r)évolution), après avoir apprivoisé, à son rythme, le changement à produire.

Seuls, c'est pour ainsi dire impossible ; je vous propose donc de nous mettre en co-évolution et de nous fixer une mission collective : identifier & apprendre à vivre le réel, en montrant qu'on peut utiliser (et réhabiliter) la démocratie (au moins, entre-nous): d'abord à travers l'expérience d'un référendum virtuel ; mais surtout en partageant des clés et des savoirs pour cultiver et partager une résilience et apprendre à nous adapter collectivement à de nouveaux fonctionnements.

En somme, l'opportunité que nous pouvons saisir, c'est simplement de réduire le fossé qui existe entre le désir et l'agir, entre l'attente et la mise en mouvement, et surtout, remplacer le "JE" par le "NOUS". Et l'effondrement ne sera plus une peur, mais une opportunité qui, de toute façon se présentera à nous qu'on le veuille ou non.

Je suis un pauvre être humain, bardé de limites… Mais il se trouve que dans un monde compétitif, chacun a ses propres limites et ses faiblesses, ok ! Mais qu'à contrario, dans un monde coopératif, chacun a également et surtout ses propres forces et ses atouts à partager.

"Plus on donne et plus on est riche"

 

(*) Paradoxe du Stop ou Encore assumé (si l'on dit que celui-ci va se produire de toute façon) car le choix de la démocratie pour changer le monde n'est plus réellement réaliste aujourd'hui. Mais ça permet de glisser – de façon pédagogique et acceptable pour le plus grand nombre – avec ceux qui n'ont pas encore pris conscience de la situation actuelle, vers l'acceptation et l'action. Et par là même, par effet de groupe, tenter de réduire l'effet psychologique de cet idée d'effondrement mais en faire une opportunité d'évolution.

Au moins aurons-nous tenté de lancer quelques graines, pour que dans la difficulté, les valeurs humaines priment quand l'échéance arrivera. Mektoub !

Pour vous accompagner dans votre compréhension du sujet
> Un environnement immersif pour papilloner dans le sujet "Effondrement"
> Un dossier thématique : pour en savoir plus sur les concepts de biodiversité et développement durable

Pour Voir - Comprendre - Agir > Visitez et rejoignez le groupe fb : https://www.facebook.com/groups/528153370989947/

La biodiversité en action - organisé par Demain Pays de Fayence
Pollution, j'ai dit non ! - > Voir la vidéo


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