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« La Terre sans nom… »

Guyane, un patrimoine à valoriser

« La Terre sans nom… »

Ecrit par Aye-Aye environ... dans France Equinoxiale le 19 oct 2015

Située au nord du continent sud-américain, la Guyane française fait partie d’un ensemble géologique composé du Guyana, du Suriname, de la Guyane vénézuélienne et de la Guyane brésilienne. Tout ceci constitue le Plateau des Guyanes.

La France du bout du monde

C’est un département d’Outre-Mer (depuis 1946), proche de l’archipel des Caraïbes, ayant un climat de type tropical. Avec des températures moyennes oscillant entre 25 à 27° C (et des variations jours / nuits de 15à 38° C), les précipitations sont importantes surtout de mai-juin, alors que la période sèche se situe entre juillet et octobre. Située à 7.000 kilomètre de la France (8 heures de vol en avion et 4 heures de décalage horaire en été) et 1.500 kilomètres des Antilles, la « France équinoxiale » représente l’un des plus grands territoire Français avec ses 90.000 kilomètres carré, soit l’équivalent des 1/6ème de la France.

Les fleuves Oyapock, à l’est, et Maroni, à l’ouest, constituent les frontières géographiques avec le Brésil d’une part, et le Surinam (colonie Hollandaise) d’autre part. La partie sud est délimitée par la barrière rocheuse des mythiques Mont Tumuc-Humac, tandis qu’au nord, les côtes Guyanaises sont baignée par l’océan Atlantique sur plus de 320 kilomètres. Mais même cette bordure littorale réussie à être relativement indistincte : mer et boues apportées par les fleuves s’unissent en une teinte jaunâtre bien au-dela des côtes où les entrainent le fameux « Courant des Guyanes ». Ces eaux troubles et peu salées s’insèrent entre les immensités vertes de la forêt et le bleu des profondeurs océaniques.

Le poids d’un passé chargé d’histoire

L’histoire de la Guyane nous aide à mieux appréhender la réalité actuelle de cette région dont l’origine réside notamment dans son hétérogénéité tant ethnique de biologique.

En 1498, Christophe Colomb « frôle » les côtes de la Guyane mais c’est Vincent Yanez Pinson qui les découvre deux ans plus tard en janvier 1500. A la fin du XVIème siècle, les Anglais, Hollandais et Français se disputent les côtes de la « Guiane » et ses potentielles richesses naturelles, bien sûr, mais surtout l’or issu de l’époque précolombienne. S’ensuit alors une période trouble d’évangélisation de l’intérieur du pays qui accompagne la colonisation. En 1664, Colbert fonde la Compagnie des Indes Occidentales et chasse les Hollandais de l’Île de Cayenne. Reprise…, puis à nouveau reconquise par les Français en 1676.

Dès lors, le colonialisme prend son essor au XVIIIème siècle et la « colonie blanche » se « développée. Les révoltes d’esclaves en Guyane Hollandaise provoquent des migrations massives des populations « Noir-Marrons ». En 1848, l’esclavage est enfin aboli ! Les plantations sont abandonnées et s’ensuit alors la ruine des colons. Le Bagne de Cayenne et l’or (voir notre article sur l’orpaillage) deviennent les nouvelles activités de la Guyane. Les ruées vers l’or apportent leurs lots de maladies et d’alcool, dont les Amérindiens font rapidement les frais. C’est en 1946 que la Guyane devient officiellement un « Département Français », ce qui donne un réel pouvoir d’autonomie à l’exécutif local. Le Centre Spatial Guyanais (CSG) créé en 1965 à Kourou sera le nouveau fer de lance de ce jeune Département d’Outre-Mer. L’image du bagne et de « l’enfer vert » qui lui colle à la peau sera (en partie seulement) remplacée par la conquête spatiale avec Ariane (Voir notre article "Les conditions géoclimatiques expliquent Ariane).

Il n’empêche qu’à l’heure actuelle, la façade du Centre Spatial laisse percer bon nombre de problèmes, dont un – et non des moindres – représenté par les enjeux démographiques.

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