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La Taïga

Faire connaitre la biodiversité

La Taïga

Ecrit par Aye-Aye environ... dans Bio-Scène le 12 oct 2015

Aurore boréale dans la taïga finlandaise
"Northern Lights (6958492313)" by Timo Newton-Syms from Helsinki, Finland and Chalfont St Giles, Bucks, UK - Northern LightsUploaded by russavia. Licensed under CC BY-SA 2.0 via Wikimedia Commons


Si le mot « immensité » devait être représentatif d’un lieu, ce serait sûrement de la Taïga. Et pour cause, s’étendant sur les continents nord-américain et eurasien, c’est la plus grande forêt du monde. Cette large bande forestière (500 à 1.500km) est délimitée au Nord par le cercle polaire (début de la Toundra) et au sud par la latitude 50° nord.

Forêt boréale de conifères

La Taïga partage un caractère en commun avec un autre biome, la Toundra : la prédominance du sol gelé, connu sous le nom de permafrost (ou pergélisol). L’épaisseur de ce sol gelé augmente progressivement au fur et à mesure qu’on se dirige vers le nord. Le dégel ne s’effectue que l’été et uniquement sur la partie superficielle du sol que l’on appelle couche active.

Mais le climat de la Taïga, moins rude que celui de la Toundra, permet le développement d’une strate arborée.

Les températures annuelles oscillent entre -30 et 20°C, avec une moyenne supérieure à 10°C durant les mois d’été. Cette période, courte (4 mois) mais relativement chaude, permet l’installation de la forêt.

Les arbres les plus répandus dans la taïga sont les conifères qui ont su développer des adaptations leur permettant de résister au climat boréal : 

  • leurs feuilles, transformées en aiguilles, sont couvertes d’un enduit cireux qui les protège du froid et de la dessiccation
  • leur forme conique permet de faire glisser la neige sur leurs branches
  • grâce à leur couleur foncée, ils absorbent la chaleur du soleil et commencent la photosynthèse dès le retour du printemps

Les conifères composant la Taïga sont les mélèzes, les épicéas, les pins et les sapins. Quelques feuillus sont également présents : les bouleaux, les saules, les peupliers, les ormes et les érables à sucre. 

Assez rares sont les animaux qui peuvent faire face à ces conditions de vie extrêmes. Ceux qui y vivent possèdent les adaptations nécessaires leur permettant de survivre dans cet environnement (fourrure, couche adipeuse, plumage épais…).

Chez les mammifères, on retrouve les élans, les castors, les lièvres des neiges, les caribous, les hermines. Ils servent de proie aux carnivores tels les loups, les lynx, les gloutons, les busards, les renards polaires et les aigles.

La faune aviaire est largement représentée avec la Grive sibérienne, le Pinson du Nord, le Tétras à bec noir et autres passereaux qui profitent des belles journées d’été pour migrer dans cet environnement afin de se nourrir d’insectes, abondants en cette saison.

Comme la Toundra, la Taïga est particulièrement sensible au réchauffement climatique. Les conséquences  d’une forte augmentation de température seraient la modification des paysages et l’inadaptation des espèces végétales et animales à ce nouvel environnement. Tout cela entrainerait la perte de cette diversité.

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