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Les rongeurs

Quelques mécanismes de la biodiversité

Les rongeurs

Ecrit par Aye-Aye environ... dans Bio-Scène le 24 oct 2015

Cet important ordre de mammifères placentaires comprend un grand nombre d'espèces qui, à partir d'un type non spécialisé tel celui du rat ou de la souris, a donné naissance à des espèces adaptées aux milieux les plus variés. Parmi eux on trouve un type arboricole pouvant présenter soit un gros orteil opposable, soit une queue préhensile. Voici, ci-après, les familles «arboricoles» : 

* La famille des Éréthizontidés est composée d'animaux extrêmement bien adapté à la vie arboricole. Leur corps est revêtu d'un pelage à poils rigides mêlés d'aiguillons plus courts. Leur queue peut être aussi bien courte que longue et préhensile. On rencontre les 23 espèces de cette famille sur le continent américain. Leurs pattes postérieures sont adaptées à la vie arboricole.

* La famille des Sciuridés contenant les marmottes, les écureuils et les écureuils volants comprend 292 espèces. A part les écureuils volants, elles ont des mœurs diurnes et des modes de vie tant arboricole que terricole.

* Les Gliridés forment une petite famille de rongeurs à vie presque exclusivement arboricole, nocturnes et surtout frugivores. Leurs membres sont courts et portent 4 doigts à l'avant et 5 à l'arrière. Cette famille comprend 10 espèces.

* Les Muridés constituent la plus grande famille de tous les mammifères avec un nombre d'espèce qui dépasse le millier ! La forme du corps rappelle généralement celui des rats, des souris et des campagnols. Parmi eux on trouve une souris arboricole en Afrique australe (Thallomys paedulcus) qui vit dans les acacias. Elle y trouve le gîte (un nid dont elle protège l'accès avec des branchettes épineuses), le couvert (feuilles et bourgeons) et la boisson (elle lèche la sève). Ces souris ne descendent de leur arbre que pour en changer, lorsqu'elles quittent le nid où elles sont nées ou lors du rut.

Parmi les sciuridés, on compte les écureuils assez communs dans nos régions.

A l'instar des oiseaux, ils construisent des nids que l'on appelle «hotte». Chaque individu en a plusieurs sur son territoire, ils lui servent de lieux de repos, de replis en cas de danger et de lieux d'élevage pour les petits. L'écureuil choisit généralement un épicéa pour bâtir son nid, ce qui lui assure une meilleure protection en hiver. Il le situe à proximité immédiate du tronc, sur la fourche d'une ou de plusieurs branches. Il se contente parfois de réaménager un nid désaffecté. Grâce à ce nid les écureuils s'affranchissent d'une contrainte bien connue du mode de vie arboricole qui est la pénurie de sites de nidification protégés. Le nid forme une sphère d'environ 40 cm de diamètre. Les matériaux utilisés sont des branches fines, des brindilles, des feuilles et des écorces que l'écureuil transporte dans sa gueule, et les entrelace à l'aide de ces doigts et de ses dents. Une «issue de secours» qui s'ouvre contre le tronc est aménagé dans la partie basse du nid. L'intérieur est capitonné de matériaux plus moelleux tels que mousses, plumes, lichens, foin, fibres d'écorces. Deux à cinq jours sont nécessaires à l'écureuil pour achever une telle construction.

Un nid plus solide et massif, qui sert à passer la mauvaise saison, est construit avec le plus grand soin. Bien que l'écureuil soit solitaire, il arrive par grand froid qu'un nid soit partagé entre plusieurs congénères. Les femelles qui, le printemps venu y élèveront leurs petits, le perfectionnent en y ajoutant une porte en demie lune fonctionnant comme un clapet.

Dés leur naissance, les petits ont le réflexe de se cramponner pour éviter les chutes hors du nid. Ils sont déjà équipés de longues griffes et leurs pattes antérieures alors plus puissantes que les postérieures, ont la force de s'agripper. Ce réflexe est une adaptation indispensable à la vie arboricole.

On constate donc que les écureuils se sont adaptés à leur mode de vie arboricole grâce à leur nid complexe qui leur permet de se cacher, grâce à leur morphologie leur permettant de s'agripper et de courir très vite. Ils sont d'une grande agilité. Ils sont également doté d'un comportement alimentaire adapté : ils mangent essentiellement de graines qu'ils stockent pour l'hiver.

Démarche non mercantile de valorisation de la biodiversité à travers la diffusion des connaissances, la diversité des points de vue et l'usage coopératif du multimédia.