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Le mimétisme mullérien

Quelques mécanismes de la biodiversité

Le mimétisme mullérien

Ecrit par Aye-Aye environ... dans Bio-Scène le 24 oct 2015

"Prédateurs attention ! Je ne suis pas comestible"… Semble prévenir cette Zygène avec ses couleurs "aposématiques" (traduit comme un signal d'avertissement visuel, mais aussi parfois sonore ou chimique).


Décrit par l'entomologiste allemand Fritz Muller, en 1878, il représente un cas limite du mimétisme batésien, dans lequel certaines espèces non comestibles s'imitent les unes les autres et partagent ainsi leur perte en individu.

Cela assure le même avantage à chacune des espèces, dans la mesure où s'établit entre elles une défense mutuelle contre les prédateurs. Ces espèces sont toutes à l'origine d'expérience négative pour ces derniers. De nombreux insectes de régions tempérées forment une chaîne mullérienne. Certains d'entre eux appartiennent à des groupes zoologiques différents, mais présentent le même aspect. Les espèces concernées sont des papillons zygènes, divers coléoptères trichodes et des papillons arctiidés.

   

Le Trichode, la Coccinelle et le Dendrobate sont des espèces qui indiquent leur toxicité (mimétisme mullerien),
tandis que le Syrphe (mouche), pour sa part, a "préféré copier" l'apparence d'une guêpe (mimétisme batésien).


Un exemple de chaîne mullérienne existe en Amérique du sud, où vivent des papillons toxiques et vivement colorés : les héliconies. Les lézards et les oiseaux apprennent vite à les reconnaître afin d'éviter leur mauvais goût. Or, là où ils vivent se rencontrent aussi des papillons piéridés qui présentent des couleurs aussi voyantes que les héliconies.

Papillon de la sous-famille des Heliconiinae


Cette pigmentation constitue un avertissement, associé – dans la mémoire des prédateurs – au dégoût : elle protège de la sorte les espèces non comestibles.

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