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Le Mimétisme

Quelques mécanismes de la biodiversité

Le Mimétisme

Ecrit par Aye-Aye environ... dans Bio-Scène le 24 oct 2015

Mimétisme optique ou cryptique ? Vous le découvrirez en parcourant les pages de ce dossier sur le mimétisme.
En tout cas, ce Gecko malgache – Uroplatus sikorae – est particulièrement bien camouflé en se confondant merveilleusement avec son support - Réserve de Vohimana Août 2004.


Statut : En cours de relecture & d'illustration

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 Mimétisme • Cryptisme • Homotypie 

Dans sa 1ère édition de l'origine des espèces, Charles Darwin ne parla pas du phénomène de mimétisme. C'est Henri Bates, son compatriote, qui, après avoir passé 11 ans à observer les papillons en Amazonie, publia à leur sujet en 1861, la 1ère étude d'un cas de mimétisme. Le terme anglais « mimicry », utilisé par Bates, devint mimétisme en français, et apparaît dans le Littré vers 1874 comme étant la « faculté qu'ont certains animaux de prendre une apparence conforme aux objets qui les entourent ».

Absent du dictionnaire de Littré, il y a un siècle, le mot « mimétisme » a connu depuis, une rapide fortune.

Série-Apprendre la nature #12

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Série-Apprendre la nature - Episode 12 : le mimétisme - Réalisée par l'association Wild Touch
Pour télécharger la fiche pédagogique associée, c'est ici : wild-touch.org/le-mimetisme/
Musique : An Ocean and Peril par The Black Atlantic


Le système mimétique

Il comprend un modèle, considéré comme un agent émetteur de stimuli ou de signaux perceptibles aux sens, un mime, qui est l'animal ou le végétal qui plagie ce modèle, et des dupes : animaux ennemis ou victimes du mime, dont les sens sont réceptifs aux stimuli émis par le modèle et sont leurrés par le mime.

La notion d'avantage obtenu est donc essentielle dans la définition du mimétisme. Une ressemblance fortuite ou due à une adaptation similaire traduit simplement une évolution convergente. Par exemple, le fait que les anémones de mer évoquent des fleurs dés qu'elles sont émergées n'en fait pas des mimes de plantes. Les animaux qui les rencontrent ne voient jamais de fleur, elles ne tirent donc aucun bénéfice de leur ressemblance. De même le loup de Tasmanie ou loup marsupial, n'est pas le modèle, ni le mime, du loup de l'hémisphère boréale. Pour qu'un mimétisme s'instaure, il faut que les protagonistes du système soient sympatriques c'est-à-dire qu'ils vivent aux mêmes endroits.

Les multiples facettes du mimétisme

Un animal dispose essentiellement de quatre modes de protection : la fuite s'il est suffisamment rapide, l'affrontement s'il se fie aux armes dont il dispose contre son ennemi, la dissimulation s'il utilise des stratagèmes souvent sophistiqué, enfin la duperie quand il fait croire au prédateur qu'il dispose de puissants moyens alors qu'il n'en a aucun. Le mimétisme s'applique aux deux dernières stratégies, avec des variantes plus ou moins importantes.

Aucune inquiétude à avoir si vous vous retrouvez en forêt guyanaise nez-à-nez avec ce Leptophis ahaetulla, serpent liane plutôt impressionnant, mais totalement inoffensif : sa technique est imparable pour ceux qui ne connaissent pas cette espèce, roi du bluff !


On subdivise donc la notion de mimétisme en deux grandes catégories : le mimétisme optique, appelé phanérique (du grec phanéros = visible) et le mimétisme cryptique (du grec kryptos = caché) appelé aussi homotypie.

 

   

  

  

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