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Les Forêts tropicales et subtropicales humides

Un peu de "Biogéographie"

Les Forêts tropicales et subtropicales humides

Ecrit par Aye-Aye environ... dans Bio-Scène le 12 oct 2015

Définies par les termes « humide », « ombrophile » ou « pluvieuse », ces forêts constituent le biome le plus complexe et, de loin, le plus riche en espèce de la biosphère.

Formation végétale arborée très haute et dense.

Situées le long de l’équateur, on retrouve ces forêts tropicales en Amérique du sud et centrale, en Afrique centrale et en Asie du sud-est. Ce biome est caractérisé par une formation végétale arborée haute et dense et un climat chaud et humide toute l’année.

On parle de climat équatorial. Contrairement aux autres climats, on ne distingue globalement qu’une seule saison : précipitations importantes (2000 à 4000 mm par an), chaleur quasi-constante toute l’année (en moyenne 25 à 30°C), taux d’humidité élevé. A noter que les pluies s’accentuent durant quelques mois dans l’année, d’où le nom de « saison des pluies » à laquelle on peut opposer une « saison sèche » où les précipitations sont moindre.  A l’équateur, les rayons du soleil sont proches de la verticale, ce qui explique les températures élevées. Celles-ci atteignent un maxima lorsque le soleil passe au zénith au moment des deux équinoxes de mars et septembre (quand il se lève exactement à l’est et se couche exactement à l’ouest).

Les conditions d’humidité, de chaleur et de lumière sont telles qu’elles font de ces forêts constituent un véritable réservoir de la biodiversité.

La forêt tropicale (et subtropicale) est qualifiée de sempervirente qui signifie « toujours verte » (du latin semper : toujours et virente : vert), car composée d’arbres qui se renouvellement régulièrement sans la contrainte d’alternance de saison. La végétation dense de ces forêts humides se compose de différents niveaux (ou strates) :

  • • le tapis forestier (ou litière) constitué de feuilles mortes et débris divers, ainsi que de mousses et de fougères
  • • la strate arbustive qui, comme son nom l’indique, est un étage où l’on trouve de jeunes arbres et des arbustes (plantes ligneuses de taille inférieure à 8m).
  • • la canopée, aussi appelée voute supérieure (ou principale), où les arbres atteignent une hauteur de 30 à 40 mètres et forment un « toit végétal » épais et dense limitant la pénétration du soleil. C’est dans cet écosystème que l’on trouve la majorité des animaux.
  • • une strate plus élevée encore composée d’arbres qui émergent de la canopée (plus de 60m de haut) d’où le terme « d’arbres émergents ». Ces arbres se sont adaptés pour profiter du vent pour la dispersion de leurs graines. Le fromager, ou Capok, d’Amérique du sud, libère ses graines reliées à un matériel semblable au coton. Le vent peut les transporter à plusieurs kilomètres avant qu’elles ne se posent. Pour faciliter le départ des graines, ces arbres perdent leurs feuilles avant de faire leurs fruits.

Ces forêts sont aussi symbolisées par les plantes « épiphytes » qui poussent sur les arbres, sans les parasiter. Elles se servent simplement des troncs comme d’un support. Ces plantes peuvent représenter jusqu’à 40% de la biomasse foliaire d’une forêt. A lui seul ce biome contient 70% des espèces végétales recensées à ce jour sur la Terre.

Quant à la diversité faunistique, elle est telle qu’il serait fastidieux de vouloir en faire une liste exhaustive. Cette richesse est directement reliée au climat - permettant l’installation d’une structure végétale dense - et donc à la canopée qui en résulte. Celle-ci offre de nombreuses sources de nourriture, des abris et refuges. En découlent d’importantes interactions entre les espèces végétales et animales.

Parmi les espèces emblématiques des ces forêts, notons les jaguars, les orangs-outangs et les gorilles, mais aussi les rhinocéros de Sumatra. Les aras, perroquets aux couleurs si vives, sont un autre symbole de ces forêts. A une autre échelle, citons les caméléons, geckos et autres grenouilles « poisons » (à la livrée colorée qui signifie un danger pour les éventuels prédateurs). Enfin, pour les aficionados de la baignade, n’oublions pas les piranhas !

Ces forêts tropicales sont de véritable paradis pour les chercheurs. C’est en navigant sur la canopée qu’ils se sont rendu compte de l’extrême diversité du vivant. Pour les vacanciers plus aventuriers, une balades dans les forêts tropicales humide est toujours l’occasion de découvertes insoupçonnées de la richesse de la nature.

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