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Les étangs

Un peu de "Biogéographie"

Les étangs

Ecrit par Aye-Aye environ... dans Bio-Scène le 12 oct 2015

D’origine naturelle ou anthropique, un étang est plan d’eau continental dont la dimension est supérieure à celle d’une mare mais inférieure à celle d’un lac.

Cette étendue d’eau, généralement stagnante et peu profonde, résulte de l’imperméabilité du sol. Alimentés par les eaux de pluie, de ruissellement, de source, ou bien par les nappes phréatiques, les étangs peuvent être temporaires et n’apparaître qu’au moment des saisons humides. D’autres sont artificiels, donc crées par l’Homme, et nécessitent un entretien constant.

En règle générale, un étang est une étendue d’eau douce. Mais à toute règle, il existe des exceptions. Car certains étangs sont constitués d’eau salée. Il s’agit en réalité de lagunes, plans d’eau séparés de la mer par un cordon littoral (étroite bande de terre). En constante relation avec la mer, certaines de ces lagunes sont nommées « étangs » (ex : Etang de Thau, Etang de Berre)

Selon la profondeur et la distance par rapport à la rive, on distingue, chez les étangs d’une certaine taille, trois zones :

  1. La zone littorale est celle qui longe la ligne de rive. La profondeur étant relativement faible, l’eau à cet endroit y est la plus chaude. En effet, les rayons du soleil peuvent facilement la pénétrer. En regardant de plus près, vous pourrez voir quelques libellules et autres insectes qui auront ici et là déposé leurs œufs. Escargots, crustacés, poissons et amphibiens vivent également dans cette zone, au milieu des nombreuses variétés d’algues et de plantes aquatiques que l’on y trouve.
  2. La zone limonitique. Ici, vous pourrez sans doute encore apercevoir vos pieds puisque l’eau y est suffisamment claire. C’est la zone où le plancton (organisme microscopique vivant en suspension dans l’eau) est le plus abondant. Celui-ci a une durée de vie relativement courte et, lorsqu’il n’est pas consommé par des prédateurs, il tombe au fond de l’étang, formant ce qu’on appelle la nécromasse (matière organique morte).
  3. La zone profonde. Les rayons lumineux n’atteignent que très faiblement ces profondeurs, rendant cette zone beaucoup plus dense et froide que les autres. Sa faune y est principalement « hétérotrophe » (en opposition à « autotrophe »), c’est-à-dire constituée d’animaux qui ont besoin d’autres organismes pour vivre.

Pour les étangs articifiels, à l’origine crées pour la pisciculture, ceux-ci sont plutôt considérés de nos jours comme lieu de loisirs et de détente (sports nautiques, pêche, chasse, promenade…). Parfois, ils sont également utilisés comme réserve d’eau pour la consommation ou l’irrigation des cultures. Les étangs sont des écosystèmes particuliers abritant une biodiversité importante. Lieu de reproduction, de nidification, de nourrissage, de halte… Ces milieux humides présentent un intérêt écologique essentiel pour certaines espèces animales et végétales.

Une attention particulière est portée sur la qualité de l’eau des étangs. Ces derniers peuvent en effet, recueillir les eaux polluées provenant des rejets urbains et industriels ainsi que de l’épandage agricole. L’apport de nitrate, azote, phosphore, ammonium et autres nutriments, a pour effet d’enrichir de manière excessive le milieu en éléments nutritifs. On parle alors d’eutrophisation. Il en résulte une augmentation de différentes biomasses (algues, phytoplancton), un envasement progressif et une dégradation de la qualité de l’eau. Tout cela peut conduire au développement d’agents pathogènes, ainsi qu’à la perte de biodiversité (animale et végétale).

En cas de mauvaise gestion, l’étang se change en marais ou finit par s’assécher.


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